L’ONG AlphaDev sous le charme
Organisée en partenariat avec Pace University et MobileSénégal, la formation à l’intention de la vingtaine de jeunes sur les Framework et Plateformes à l’Esmt a été clôturée par un exposé des séminaristes sur des solutions qu’ils mettent à la disposition des Ong partenaires. Parmi celles-ci, AlphaDev. Son représentant, Mor Diakhaté est sous le charme de ce qu’il vient de voir.
Démarrée vendredi dernier, la session de formation (elle a eu lieu le vendredi 16, lundi 19 et jeudi 22) autour des Framework et Plateformes Mobiles a été clôturée à l’Ecole Supérieur Multinationale des Télécommunications (Esmt). Une vingtaine de jeunes ont pris à part à cet atelier dont la finalité est de familiariser ces derniers aux innovations technologiques. Mais aussi, les permettre d’en faire un bon usage afin d’améliorer la qualité des interventions des acteurs sociaux en prenant en charge leurs préoccupations.
Il s’agissait principalement de résoudre les problèmes soumis par les organisations non gouvernementales (Ong). Celles-ci, en plus d’avoir formulé les problèmes auxquelles elles font face ; ont aussi effectué le déplacement pour exposer aux étudiants les solutions qu’elles attendent d’eux. Ainsi, AlphaDev qui s’active principalement dans le Banlieue dakaroise veut un produit qui lui permet « d’avoir les rapports des facilitatrices à temps en vue de les exploiter ; et envoyer les superviseurs pour solutionner d’éventuels problèmes », explique Mor Diakhaté. Mais aussi, « d’un système de communication qui permet aux 1800 femmes membres de notre réseau de nous saisir directement en cas de besoin », précise-t-il.
Cette préoccupation a été prise en charge par Pierre Sékou Gorgui et François Mendy. Dans un exposé fait par le premier, ce groupe a suggère à AlphaDev FrontlineSMS et PoiMapper. Le premier logiciel à l’avantage d’être « open-source » et n’a pas besoin d’une connexion internet pour fonctionner. Mais surtout, permet de mettre sur pied un système d’alerte sms. En d’autres termes, les 1800 femmes, qui il faut le dire sont alphabétisées, peuvent directement saisir l’Ong en l’envoyant un sms. D’autre part, la facilitatrice peut faire faire pareille pour annoncer une réunion ou séance à son groupe.
Quant à PoiMapper, en plus de faire de la géolocalisation, peut collecter les données. Il s’agit d’un système ou chaque facilitatrice aura son compte et son mot. Grâce à ce dispositif, elles peuvent envoyer à chaque fin d’atteler leurs rapports. Le seul inconvénient est qu’il n’est pas « open-source ». Il faut un abonnement pour l’utiliser.
Des conclusions qui ont satisfait M. Diakhaté. Il estime en effet que « ce qui est préconisé prend en charge totalement leurs inquiétudes ». C’est pourquoi il a proposé le groupe fasse le déplacement au sein de leur siège pour faire la démonstration à ces collègues. Ce à quoi les deux étudiants se sont engagés.
Venu présider la cérémonie de clôture, le directeur général de l’Esmt, Mouhamadou Arabani Saïbou veut « que le travail fait ici puisse continuer avec les partenaires ». Pour être plus claire, « il faut que ce qui a été conçu dans les salles puisse être profitable aux acteurs sociaux ». Son vœux est que ces séminaristes « aient en esprit qu’ils sont capables d’être des entrepreneurs ». M. Saïbou veut simplement que l’Esmt soit une sorte de « pré-incubateur ».
Une perspective qui enchante Jean Marie Preira, organisateur de l’évènement. Pour lui, « il faut aller vers une sorte de partenariat entre les Ong et les étudiants ». Comme M. Saïbou, M. Preira croit que se serait du gâchis que ce qui est proposé aux organisations pourrissent dans les tiroirs ». Seul hic, les innovations offertes aux acteurs ne présentent pas une étude financière du coût supplémentaire que cela pourrait entraîner au client. Un manquement qui n’a pas été demandé aux participants. Toutefois, ceux-ci se disent prêts à évaluer l’évaluer.
Pour ce qui est des perspectives, M. Preira se dit disposer à organiser des sessions de formations à l’intention des autres acteurs du développement social pour « les permettre d’accroître leurs performances ». Pour cette 1ère édition, les participants sont venus pour l’essentiel de l’Esmt, de l’Institut Supérieur d’Informatique (Isi), de l’Université Cheikh Anta Diop et du milieu associatif de l’Université Hamadou Hampaté Bâ, de l’Ecole Supérieur Polytechnique et de l’Université de Bambey.
François MENDY



